Dans une révélation choquante, les enquêteurs taïwanais ont accusé le géant chinois des semi-conducteurs, SMIC, de recruter illégalement des talents de haute technologie. Cette affaire met en lumière les tensions croissantes dans l’industrie des semi-conducteurs entre Taïwan et la Chine.
Une enquête révélatrice
Les autorités taïwanaises ont déclaré que SMIC aurait utilisé une entité basée à Samoa comme couverture pour établir une filiale sur l’île, recrutant activement des talents locaux. Cette pratique, qualifiée d’illégale, soulève des questions sur les méthodes employées par les entreprises chinoises pour attirer des compétences clés.
Des investigations approfondies
Depuis décembre 2024, Taïwan a mené des enquêtes sur onze entreprises chinoises suspectées de pratiques similaires. Des perquisitions ont été effectuées dans 34 lieux, et 90 individus ont été interrogés, illustrant l’ampleur des préoccupations taïwanaises.
SMIC sous les projecteurs
SMIC, déjà connu pour son rôle dans la fabrication de puces pour Huawei et son inscription sur la liste noire des exportations américaines, cherche à combler son retard face à des concurrents comme TSMC. Cependant, les restrictions américaines limitent son accès aux technologies de pointe.
Taïwan, un vivier de talents
Taïwan, berceau de TSMC, est un centre névralgique pour l’industrie des semi-conducteurs. Les États-Unis, conscients de cette richesse, encouragent TSMC à développer ses capacités de production sur leur sol, soulignant l’importance stratégique de ces compétences.
Une lutte contre le recrutement illégal
Face à ces défis, Taïwan a mis en place une cellule spéciale pour enquêter sur ces pratiques. Les entreprises chinoises, selon les autorités, masquent souvent leur véritable identité pour opérer sur l’île, exploitant des failles pour recruter des talents taïwanais.